De l’inconvénient d’être féministe en librairie jeunesse

 Cet article est une contribution de Mariotte Pullman, libraire jeunesse. Si vous voulez contribuer à Cultures G, vous pouvez écrire à l’adresse culturesgenres@gmail.com.

***

Libraire jeunesse depuis maintenant quelques années, je me permets de vous soumettre ma maigre expérience quant à une pratique courante et un poil agaçante : celle de l’édition genrée.

Commençons si vous le voulez bien par une petite anecdote. Je plante le décor :

Petite librairie jeunesse de centre ville bien propret, la libraire étouffe un bâillement post-digestion difficile en ce début d’après-midi de semaine, c’est calme, les écoliers sont en train d’étudier l’importance de se faire suer en classe, les parents travaillent, les papis et mamies sont de sortie. Tiens en voilà justement une qui passe la porte, l’œil pétillant et le cheveu gris de la grand-mère dans le vent :

« Bonjour Mademoiselle, je cherche un livre pour un petit bébé.

– Bien sûr, il a quel âge ?

– Ho, il est pas grand, il a 3 mois. Alors, qu’est-ce que vous avez pour son âge ?

– Eh bien, il y a les livres tissus, tenez regardez celui-là : ça s’appelle « Mon lapin bisou », il a des oreilles toutes douces et à l’intérieur vous avez une petite comptine.

– Non ça n’ira pas…

– Ah ?

– Oui vous voyez, sur son pelage il y a des petits cœurs roses, c’est pour un petit garçon vous comprenez ?

– Dois-je comprendre que votre cher tête blonde, qui sait à peine reconnaître son nom, qui ne fait pas la différence entre téter son biberon ou son poing fermé et qui ne sait même pas encore contrôler ses sphincters, risque de se sentir atteint dans sa virilité triomphante par la force de ces petits cœurs roses sur le pelage de tout-doux lapinou ?

Oui bon, en réalité la dernière réplique je me la suis gardée sous le coude et j’ai comme d’habitude arboré le sourire crispé de la libraire qui en déjà entendu d’autres avant de lui proposer « Ma Boîte à outils ». Tout va bien, madame sera contente, les cinq millimètres de pénis du nouveau-né sont saufs, ce dernier aura désormais de quoi se sentir « mâle » avec ses marteaux en tissu sur lesquels il bavouillera à sa guise.

Fin de l’anecdote.

L’édition genrée a le vent en poupe

Cette historiette pourrait faire sourire si je n’y étais pas confrontée régulièrement. Depuis que je travaille dans le secteur de la librairie jeunesse, j’ai pu constater à quel point la différenciation sexuelle des enfants se faisait jeune, ça va de la boîte à outils en tissu dont j’ai parlé plus haut à la collection « Ptit Garçon » « Ptite fille » qui se donne aux bambins dès l’âge d’un an.

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(Petite fille, toi aussi, joue à faire le ménage c’est trop cool de passer la serpillière!)

Les parents, les grands-parents et les enfants eux mêmes sont très demandeurs d’une offre sexuée. Sans en avoir forcément conscience d’ailleurs : combien de fois ai-je entendu la phrase suivante : « Non, je ne sais pas ce qu’il aime, mais bon comme tous les petits garçons, il doit aimer les camions et les pirates » (pour les petites filles remplacez pirates par princesses et camions par fées et vous aurez le même résultat).

Voici ce qu’on offre aux petits garçons dès 1 ans :

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et aux petites filles ce genre de… chose :

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Bien sûr, de nombreux livres unisexes existent, heureusement, mais la proportion d’ouvrages sexués ne cesse de croître. Les éditeurs l’ont bien compris et proposent maintenant des ouvrages comme ce qui suit :

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(Petit jeu, même sans regarder les titres à votre avis, à quel public s’adresse celui du dessus et à quel public s’adresse celui du dessous ? Oui je sais c’est dur).

Sans parler forcément du contenu de ces ouvrages (qui en l’occurrence est d’assez bonne qualité), l’éditeur (Gallimard pour ne pas le nommer) a bien compris la chose suivante : il faut bien faire la différence entre les histoires de garçons et les histoires de filles, attention à ne pas mélanger, malheureux ! Ça rassure les parents, car ce sont bien eux qui sont d’abord demandeurs de ce genre de production. Du coup, de nombreux éditeurs se sont engouffrés dans la brèche et même des grands noms comme Gallimard et Flammarion s’y sont collés, ont réuni les histoires censées plaire aux garçons et celles censées plaire aux filles, et ont appliqué des codes de couleurs bien définis pour qu’on ne se trompe pas. On fait même carrément des livres à lire avec papa et des livres à lire avec maman (oui parce qu’ils ne parlent pas la même langue, c’est écrit dans « Les hommes viennent de Mars » et autres recueils de magnifiques lieux communs comme « Pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières ») :

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Bref, tout est fait pour que les parents ne soient pas pris en flagrant délit de confusion des genres.

L’hypersexualisation des petites filles

Comme je le disais plus haut, les éditeurs ont bien compris que la sexualisation des albums jeunesse avaient le vent en poupe et se sont jetés à corps perdu dans le domaine. Les personnages féminins de l’enfance sont hypersexualisés pour les petites filles afin qu’elles intègrent dès le début la notion de « T’es une fille, habille-toi sexy, tu dois plaire sinon tu n’es rien », les héroïnes sont de plus en plus jolies et minces (selon les critères à la mode), les ouvrages pour habiller des personnages féminins façon mode fleurissent pour des publics de plus en plus jeunes, tout est fait pour standardiser au maximum les petites filles.

Vous aviez déjà des cahiers d’activités spécial filles et mode à utiliser dès 7 ans :

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Maintenant vous avez la même chose mais à utiliser dès 4 ans :

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(Oui il n’est jamais trop tôt pour s’initier à la mode, bientôt mes premiers défilés de mode spécial 6 mois avec tétines top fashion)

En passant, rassurez vous il y a aussi la version garçon :

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Autre exemple parlant d’hypersexualisation , celui de Charlotte au fraises. Vous vous souvenez de ce personnage des années 70 ? Voici à quoi il ressemblait :

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Et voici sa version 2012 :

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Parfait exemple, non ? On a quand même connu plus viril que la Charlotte aux Fraises des années 70 mais il a fallu apparemment la féminiser encore, sans doute pour ressembler à ce qui, il me semble, est le plus magnifique exemple d’hypersexualisation des gamines, j’ai nommé les « Winx ». Attention les yeux :

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Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas ce fleuron de la littérature jeunesse et du dessin animé, les Winx sont une bande d’adolescentes apprenties-fées qui déjouent les pièges des vilains pas beaux à coups d’ailes multicolores et de sorts avec plein de nétoiles dedans. Outre la qualité (ha!ha!) littéraire de ces trucs, on voit surtout comment est véhiculée l’image d’ado rachitique et branchée dans l’esprit des petites filles. Je ne jette pas la pierre aux éditeurs, après tout, ils proposent ce qui se vend et là, rien à dire ça marche ce truc ! J’ai pris le parti de ne pas avoir ces machins en rayon mais seulement sur commande. Mais du coup, j’en commande des brouettes.

Une corne d’abondance pour les éditeurs

Bon, vous me direz que ce sont des adaptations de dessin animé et que du coup, c’est rarement de bonne qualité. C’est vrai, je vous l’accorde. Mais passons à une autre œuvre grand public qui là aussi a été frappée de sexualisation galopante, j’ai nommé Géronimo Stilton. Auparavant, la série s’adressait aux garçons et aux filles et se présentait comme suit :

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Puis, les éditeurs se sont dits : « segmentons les copains, ça fera du fric en plus » et les voilà qui nous sortent la version « Filles » :

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Grand succès de librairie là encore : les gamines se passionnent pour les aventures chics et trop classes de la frangine de Stilton. Je reste volontairement dans les éditeurs grand public. Vous pourrez donc contester la qualité intrinsèque de ce type de production, et me rétorquer qu’il y a de nombreuses exceptions, si l’on prend la peine de sortir des sentiers battus. Je vous répondrai évidemment que oui. Mais c’est bien là le souci : que les éditeurs grand public constituent délibérément des niches pour les enfants, et que ça marche. Du coup, ça fait plein de sousous pour les éditeurs certes, ça multiplie en effet les parts de marché, les filles lisant à la fois les ouvrages « filles » et « garçons » (on y reviendra) mais ce qui m’ennuie dans cette affaire est surtout de voir à quel point les très jeunes filles sont influencées par les ouvrages dits féminins, à quel point elles sont attirées par le rose et les paillettes. Certains esprits chagrins prétendront que c’est dans nos gènes, alors que jusqu’au milieu du Xxeme siècle, tout les enfants étaient habillés pareils quel que soit leur âge (voir à ce propos l’article de Slate), le rose et le bleu ne fut imposé que très tard.

Des éditeurs qui bousculent les idées reçus

Bon, tout n’est pas aussi noir, faut pas charrier non plus. De plus en plus d’éditeurs et d’auteurs vont dans le bon sens et proposent des ouvrages qui bousculent les idées reçues, comme l’excellente série des Mademoiselle Zazie parue chez Nathan :

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L’auteur Thierry Lenain avoue de son propre chef à la fin de l’ouvrage vouloir offrir une série qui aidera les « Avec zizi » à arrêter de se croire les plus forts, pour que le monde tourne un peu plus rond. Dans cette petite série amusante, on retrouve Max, qui vit dans le monde des avec-zizis, qui font du foot et qui se battent, bien loin du monde des sans-zizis, qui font de la corde à sauter et qui pleurent tout le temps. Puis arrive Zazie. Elle, elle ressemble à une sans-zizi, mais elle fait que des trucs d’avec-zizi, elle se bat, elle joue au foot, elle grimpe aux arbres et ne dessine pas de fleurs mais des mammouths. Mince, se dit Max, qui peut-elle bien être ?

Cette série est la preuve que les choses changent tout de même. De plus en plus d’éditeurs proposent des ouvrages qui sortent un peu du schéma habituel de la production genrée, et ça fait du bien.

On se rappelle aussi de la Princesse Finemouche :

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Qui, elle, ne veut absolument pas se marier, restera célibataire et fera même un bébé toute seule ! Mais cet exemple trop rare date déjà des années 80, on ne peut pas dire que beaucoup d’auteurs aient suivi l’exemple de Babette Cole. Ils existent, bien sûr, même s’il faut bien les chercher. Les P’tites poules de Jolibois et Christin chez Pocket, ou encore le bel ouvrage des Souliers écarlates chez Talents Hauts sont autant d’exemple que les mentalités évoluent.

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Ça change pour les filles, pour les garçons ça attendra encore un peu

Je constate moi-même à mon humble échelle, que les choses changent, à pas de fourmis certes, mais changent. Pour les filles du moins, pour les garçons c’est une autre paire de manches (oui bleues les manches on a compris!). Car si je vois de plus en plus de petites filles qui peuvent lire sans distinction des ouvrages typés garçon couplés à des ouvrages typés fille sans que les parents cillent (voire même en soient plutôt contents), on ne peut pas dire que les parents soient aussi ouverts quant il s’agit de leurs rejetons mâles. Encore des petits exemples de divers commentaires que j’ai eus en boutique :

« T’es sûr que tu veux ça ? » dit une maman affolée à son petit mec de 6 ans qui ramène fièrement un ouvrage sur Rebelle de Disney.

« Mais c’est pour les filles ça » dit un papa à son autre bambin qui veut acheter ‘C’est moi la maîtresse’. Les enfants aussi ont des idées bien arrêtées sur certaines choses, comme cette petite fille de 6 ans qui m’a lancé un très docte « Mais ça c’est pas pour les garçons ! » quand je montrais un ouvrage sur les dauphins à un petit garçon à côté. Le tout sous l’œil interloqué de la maman de cette dernière, qui se défendit pourtant de prodiguer une éducation genrée à sa petite raisonneuse haute comme trois pommes. Les parents peuvent ne rien prescrire à leur progéniture sur le sujet, la cour d’école les remet visiblement dans le droit chemin.

Il semble en effet acquis que les filles peuvent s’identifier indistinctement à des personnages masculins ou féminins, pour les garçons, ça coince. L’exemple que j’ai en tête est celui de Wilma Tenderfoot :

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Soyons clairs, à part le fait qu’elle porte une jupe (mais les écossais aussi et on n’en fait pas tout un plat), ce petit personnage féminin ultra dynamique n’est pas sexué pour un sou. Ce n’est pas là le cœur de l’ouvrage, qui nous raconte les aventures policières qu’elle résout sans un pli. Eh bien, impossible pour moi de le vendre aux parents pour leurs petits garçons, réponse standard :

« Vous comprenez, il ne pourra pas s’identifier… »

Une petite fille peut pourtant s’identifier à des personnage comme Charlie dans « Charlie et la Chocolaterie » de Roald Dahl ou des frères Jean dans la série des « Jean quelque chose » d’Arrou-Vignod. Mais un garçon ne le pourrait pas, une fille ne peut donc pas servir d’exemple. À l’image du gamin et de son envie d’acheter un livre sur Rebelle, je pense sincèrement dans cette histoire, que la seule chose que voyait ce gosse était que ce personnage était trop cool avec son arc et ses flèches, le fait que ce soit une fille n’entrait pas en ligne de compte, alors que pour la mère, c’était tout le problème.

Certains domaines sont interdits aux garçons désormais

L’ édition genrée pose un autre problème : le côté un peu arbitraire de certains domaines : tu es un garçon et tu aimes le cheval ? Tu auras droit à ça :

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Je dis pas que tu ne trouveras pas d’autres livres moins sexués, mais va falloir t’accrocher mon ptit gars !

Détail marrant, l’équitation qui était réservée aux hommes jusqu’au XIX eme siècle, est devenue un sport en grande partie féminin au début du XX eme, (et certains prétendront que c’est dans la nature)… Mais maintenant c’est pour les petites filles, alors toi le mâle, passe ton chemin. Pareil pour le journal intime. J’ai été bien embêtée le jour où une maman m’a demandé s’il existait des journaux intimes pour les garçons, on a fini par en trouver, mais ce fut une rude recherche, l’écrit intime c’est pour les gonzesses, passe ton chemin le mâle ! Le métier de professeur des écoles t’intéresse ? Dommage pour toi là aussi, s’occuper des gosses c’est les filles qui le font, tu auras donc droit à du :

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Fais plutôt pompier ou astronaute (là tu seras sûr qu’on ne fichera aucune fichue femelle dedans).

C’est maintenant tellement intégré que je me retrouve parfois dans des situations assez absurdes comme celle-ci :

-Bonjour Madame, je cherche un livre pour un petit garçon de 8 ans.

-Ah bah, vous avez ça (je lui tends un ouvrage de Tom-Tom et Nana au hasard).

-Ah non ! La couverture est rose, c’est pour un garçon, je ne voudrais pas qu’il devienne… enfin vous voyez quoi !

Oui je vois Madame, ai-je envie de rétorquer, mais si votre môme se sent des velléités d’aller danser au Banana Café une fois adulte à cause de cette couverture, je pense qu’il deviendra « vous voyez quoi » quoi que vous fassiez, navrée de vous le dire.

Bref tout ça pour dire que c’est tellement intégré que les parents vont s’auto-censurer (ou censurer les choix de leurs progénitures) par simple code couleur.

Le difficile choix du libraire… et des parents

En conclusion, je ne voudrais pas tomber dans la caricature (quoique j’y participe un peu aussi, la preuve : je suis une nénette et je bosse en jeunesse, quoique ma spécialité soit plutôt la BD, j’ai curieusement eu plus de chance pour trouver un job en librairie jeunesse mais passons…), mon idée n’est pas de hurler à l’autodafé et qu’on fasse un feu de joie de toutes les éditions genrées qui existent (quoique quand je vois certains trucs ça me démange drôlement) :

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Le libraire a en effet, un choix un peu compliqué à faire dans cette situation. Soit il s’obstine à proposer des ouvrages non sexués (et ils existent !), quitte à s’aliéner une partie de sa clientèle, soit il propose ce que veut le public et bientôt ses étals seront remplis de camions bleus, de pirates, de princesses roses et d’autres petits poneys atroces. La plupart du temps, le libraire fait le choix de proposer les deux (pour peu qu’il ne soit pas obsédé par son chiffre d’affaire), mais constate, comme je le fais tous les jours, la difficulté de proposer autre chose. Soit les enfants (parfois au grand dam des parents d’ailleurs) ne veulent que ce qui correspond habituellement à leur genre, soit ce sont les parents qui font la moue parce que « Je ne suis pas sûr que ça convienne… ». Au bout d’un moment, le libraire, fatigué de se battre contre des moulins à vent, va de son propre chef proposer des ouvrages sexués parce qu’il est sûr de faire mouche. Je le sais, je le fais moi-même, toute féministe que je me prétends, je me vois en train de proposer « La princesse coquette » ou la « Reine Roserose » à la petite fille de cinq ans dont les yeux se mettent soudain à briller de convoitise. « Ho c’est génial, me dira la maman, vous trouvez toujours ce qui lui plaît », je souris en m’insultant intérieurement mais que voulez vous, faut bien vivre quoi.

Quant aux parents, ils sont face à un problème insoluble. Inconsciemment ils collent des stéréotypes dès le plus jeune âge aux enfants et ensuite s’étonnent que ces derniers ne s’intéressent qu’à des livres genrés. C’est le serpent qui se mord la queue. Mon but ici n’est pas de révolutionner l’édition mais juste de soulever ce phénomène et qu’on s’interroge vraiment sur ce que l’on inculque à cet âge où les personnalités se créent.

Mariotte Pullman

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133 réflexions au sujet de « De l’inconvénient d’être féministe en librairie jeunesse »

  1. C’est vraiment bien foutu.
    Imaginez : dans une fratrie, tout le monde lit les livres de tout le monde. Les aînés en grandissant repassent leurs livres aux cadets.
    Maintenant quelqu’un décide qu’il y a des livres pour les filles et des livres pour les garçons. Les fratries mixtes (c’est pas très beau, y a pas un neutre pour dire ça AC Husson ?) sont ainsi incitées à acheter deux fois plus de livres à leurs enfants.

    Vraiment, chapeau les éditeurs.

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