Jouer le jeu du genre: Katniss et les Hunger Games (2/2)

À nouveau, attention : spoilers.

Dans le premier volet de cet article, j’ai montré en quoi le personnage de Katniss Everdeen fait apparaître le caractère artificiel et donc manipulable des normes de genre, et en quoi sa manière de jouer avec ces normes lui ouvre un champ d’actions et de possibilités qui font d’elle un personnage à la fois fort et original.

Le genre doit aussi être étudié du point de vue de la matérialité des corps. Il se définit comme un ensemble de normes et de contraintes produisant et perpétuant un rapport social hiérarchique entre les hommes et les femmes ; or ces normes et contraintes n’agissent pas seulement sur les esprits, elles sont aussi une discipline des corps, qui se doivent d’incarner leur genre, de démontrer leur conformité avec leur sexe et leur identité sociale masculine ou féminine. C’est ainsi que, du point de vue des attitudes physiques, du langage, etc., un homme « efféminé » ou une femme « masculine » sont considéré·e·s comme inacceptables par la société car montrant une non-conformité entre sexe et genre.

Le corps tient une place centrale dans The Hunger Games : il est affamé (rappelons que l’intrigue repose sur des « jeux de la faim » dans un pays appelé Panem, « pain » en latin), blessé, torturé, mais aussi modifié, manipulé, exhibé comme objet de spectacle. La victoire aux Hunger Games repose en partie sur une performance de genre (au sens anglais de « représentation, réalisation ») qui, dans le cas de Katniss, pose problème.

Katniss et son corps

Katniss a énormément souffert de la faim et en voit les effets autour d’elle dans le District 12. La nourriture occupe donc un rôle important dans sa vision du monde. Sa survie et celle de sa famille dépendent de sa capacité à chasser et et est donc remise en cause quotidiennement. Pour elle, l’ordre social repose sur la disponibilité de la nourriture ; ainsi, la petite bourgeoisie du district, que représente Peeta, se distingue par le fait qu’elle ne souffre pas de la faim, et elle est choquée par la quantité de nourriture qui défile devant ses yeux au Capitole. Son rapport à son propre corps est donc essentiellement de nature pratique : elle mange beaucoup avant les jeux dans l’espoir de gagner quelques kilos et, à sa sortie de l’arène, remarque qu’elle peut facilement compter ses côtes.

Il est d’ailleurs intéressant que l’actrice choisie pour incarner Katniss, Jennifer Lawrence, ne rentre pas tout à fait dans les critères de beauté hollywoodiens. Elle est belle et mince, certes, beaucoup plus mince que la majorité des femmes, mais arbore des formes qu’il est rare de voir dans des blockbusters comme The Hunger Games. Elle le dit elle-même, avec un brin d’exagération évidemment : « Pour Hollywood, je suis obèse ». Elle raconte n’avoir pas cherché à mincir pour le rôle mais avoir au contraire travaillé son corps de manière à le faire apparaître fort et en bonne santé, apte à affronter les Hunger Games.

On ne retrouve pas dans le roman des éléments pourtant récurrents dans la littérature destinée aux adolescent·e·s : la confusion liée à la puberté, la maladresse, le rapport difficile à son corps changeant. Katniss n’a pas vraiment le loisir de se poser des questions existentielles sur l’adolescence, et de toute façon ce n’est pas dans son caractère. Elle pense à son corps uniquement en termes de chances de survie, c’est tout ce qui la préoccupe à propos de ses multiples blessures, et non l’aspect esthétique. Elle est d’ailleurs choquée de découvrir qu’après la fin des jeux, alors qu’elle était sous sédatifs, les docteurs du Capitole ont fait disparaître toutes ses blessures, y compris celles datant d’avant les Hunger Games.

Katniss n’a en outre absolument pas conscience de sa propre beauté. Elle ne la mentionne jamais et ne comprend pas l’allusion de Peeta, qui l’accuse d’être « inconsciente de l’effet qu’elle fait ». Elle est consciente en revanche du fait que Prim, blonde aux yeux bleux, est adorable et tient de sa mère, autrefois très belle ; elle se décrit elle-même comme ayant le physique typique du Seam, une peau et des cheveux foncés, des yeux gris.

Signalons que malgré la description explicite de Katniss comme ayant la peau foncée des mineurs de son district, par opposition à la peau claire de la petite bourgeoisie, les producteurs du film ont délibérément choisi de n’auditionner que des actrices à la peau claire, ce qui a provoqué à l’époque une controverse. De nombreux fans du livre se sont en revanche étonnés (voire plaints) de la présence d’acteurs noirs dans le casting (Rue, Thresh, Cinna) dans un casting pourtant ultra blanc ; pourtant, à part Cinna, le livre dit explicitement que les habitant·e·s du District 11, d’où viennent Rue et Thresh, sont noir·e·s.

Les acteurs et actrices jouant les "tributs" des districts
Les acteurs et actrices jouant les « tributs » des districts

Le corps, un objet culturel

Comme je l’ai montré dans la première partie de cet article, The Hunger Games met en évidence la dimension culturelle et construite des normes de genre. Cela vaut aussi, bien sûr, pour le rapport au corps.

Parmi les multiples différences culturelles entre les districts et le Capitole, l’apparence physique tient une place essentielle. La relation entre le Capitole et les districts est présentée dès les premières pages du roman comme une relation de pouvoir, et même d’asservissement. Leurs rapports sont aussi caractérisés par une étrangeté maximale. Les habitant·e·s des districts se moquent de l’accent du Capitole et des étranges habitudes vestimentaires de ceux et celles qui y vivent ; pour le Capitole, la vie dans les districts, en particulier dans le district 12, confine à la barbarie.

L’apparition d’Effie Trinket, en charge des tributs du district 12, à l’occasion de la « moisson », met particulièrement en valeur ce contraste. Dans le film, elle est révélée progressivement, la caméra remontant de ses pieds à sa tête en gros plan. Avec sa robe et sa perruque roses, son maquillage outrancier, elle paraît non seulement pas à sa place mais grotesque et cruelle, puisque cette tenue est destinée à célébrer les Hunger Games.

effie

Dans le roman comme dans le film, on voit l’intrigue du point de vue de Katniss ou des districts ; les habitant·e·s du Capitole apparaissent comme des bêtes curieuses (et il est clair que c’est réciproque). L’exubérance vestimentaire et les transformations corporelles y sont à la mode. Dans l’équipe chargée de préparer Katniss (physiquement), Venia a les cheveux turquoise et des tatouages dorés au-dessus des sourcils, Octavia a le corps complètement teint en vert pâle et Flavius a les cheveux orange. Ce dernier, après que Katniss s’est vu laver et retirer presque tous ses poils, s’exclame : « Tu as presque l’air d’un être humain, maintenant ! »

Venia
Venia

 

Octavia
Octavia

 

Flavius
Flavius

Feminist Frequency fait très justement remarquer (2″05) que dans le film, c’est au Capitole qu’on voit un homme à l’apparence efféminée (cheveux longs, jupe?, vêtements roses, ombrelle), seule allusion à l’homosexualité, qui semble complètement absente dans le reste de Panem. Pourquoi cette allusion est-elle caricaturale, et pourquoi apparaît-elle dans un univers présenté comme superficiel, décadent et inquiétant ?

pink man

Le roman a tendance à faire preuve d’un manichéisme qui, bien qu’explicable par la narration à la première personne, est souvent dérangeant. Le film accentue cette dimension, avec l’opposition explicite entre, d’un côté, un Capitole à la pointe de la technologie mais présenté comme le lieu de la vraie barbarie, où la décadence se lit dans les corps, et de l’autre les districts, globalement caractérisés par leur authenticité et leur plus grande proximité avec la nature. Ainsi, tous les produits technologiquement avancés sont liés au Capitole, ce qui crée un contraste frappant dans le district 12 entre la misère générale et les écrans de télévision ou les armes des soldats du Capitole.

Il faut noter, parmi les habitant·e·s du Capitole, deux exceptions majeures à la mode des modifications corporelles. La première exception est Cinna, le styliste de Katniss, dont l’apparence la frappe par sa simplicité ; sa seule concession à la mode du Capitole est un trait d’eye-liner doré, qui fait ressortir la couleur de ses yeux. Or Cinna est, très explicitement, un gentil, et se comporte toujours envers Katniss comme un ami, voire un allié (cela se confirmera dans le second livre de la trilogie). La deuxième exception est le président Snow, dictateur de Panem, qui se révélera extrêmement dangereux et cruel. Difficile d’imaginer le pouvoir entre les mains d’un homme aussi farfelu (du point de vue de Katniss du moins) que le reste du Capitole ; il crée l’inquiétude, lui aussi, mais pour d’autres raisons.

Cinna
Cinna

 

Le président Snow
Le président Snow

Règles, stratégies et rébellion

Quand je parle de « performance de genre », j’entends « performance » au sens anglais de « représentation » et de « réalisation ». On parle par exemple en anglais de la « performance » d’une actrice dans un film, ce qu’on traduirait en français (avec un affaiblissement de sens) par « rôle ». Une tendance des études sur le genre étudie les mécanismes multiples et variés par lesquels le genre est « fait » et refait au quotidien ; cela permet d’envisager le genre non pas seulement comme un système, comme je l’ai défini plus haut, mais aussi comme le résultat d’un processus qui s’opère tout au long de la vie, comme quelque chose qui « s’élabore dans les interactions quotidiennes, [qui] est ‘fait’ et ‘refait’ à chaque fois qu’une personne ‘sexuée’ en rencontre une autre, ou encore à chaque fois qu’un individu essaye de classer l’autre dans un sexe afin de savoir comment se comporter avec elle ou lui »[1].

Très simplement, cela veut dire que l’appartenance à un genre n’est pas un donné immédiat et définitif, déterminé par l’appartenance à une classe de sexe. Elle est apprise, pas seulement pendant l’enfance, mais tout au long de la vie ; elle est aussi renouvelée en permanence à travers nos actions, nos paroles, nos attitudes, qui servent à consolider ou réaffirmer notre identité et notre appartenance à l’un ou l’autre genre.

Il est intéressant d’étudier cette dimension active du genre dans le cas de Katniss. Elle arbore, comme je l’ai dit, plusieurs traits de caractère considérés comme masculins, comme la froideur, la détermination et la force morale et psychologique. Elle joue aussi au sein de sa famille un rôle « masculin », puisque c’est d’elle et de sa capacité à chasser que dépend la survie de sa mère et de sa sœur. Elle adopte de plus une attitude protectrice à l’égard des filles et des femmes, comme avec Rue sur qui elle projette son amour pour sa petite sœur. Le rôle qu’elle a été obligée d’assumer conditionne en partie son apparence physique et son rapport à son propre corps. Quand elle va chasser, elle ne porte bien sûr pas de robe comme sa mère ou sa sœur, mais une tenue pratique, « masculine ». Ce n’est que pour la moisson qu’elle porte une robe appartenant à sa mère, datant de l’époque où celle-ci appartenait à la petite bourgeoisie du district. Elle laisse aussi sa mère la coiffer, et Prim lui murmure qu’elle est belle ; ce à quoi Katniss répond que ce n’est pas elle (« ‘You look beautiful’ […] ‘And nothing like myself’ »). Même habillée et coiffée ainsi, elle ne se rapproche en rien du modèle d’ultra-féminité incarné par Effie Trinkett.

Katniss chassant

Effie Trinkett et Katniss lors de la "moisson"
Effie Trinkett et Katniss lors de la « moisson »

Quand elle arrive au Capitole, elle est immédiatement prise en charge par une équipe de préparation chargée de la débarrasser de presque tous ses poils – la première épilation de sa vie, bien sûr, qui a des allures de rite de passage. Elle ne se plaint pas de la douleur mais se sent « intensément vulnérable », a l’impression d’être « un oiseau déplumé, prêt à être rôti ». On imagine que les concurrents masculins n’ont pas à passer par ce genre d’épreuves.

Les jeux commencent avant même l’entrée dans l’arène : dès la moisson, Katniss et les autres tributs sont sous les feux des projecteurs. Cela implique, comme je l’évoquais dans la première partie de cet article, une attention extrême portée aux apparences. Katniss subit une pression constante pour apparaître désirable, afin d’être repérée par de potentiels sponsors désireux de la soutenir une fois dans l’arène. Les vêtements créés par Cinna pour les différentes émissions et cérémonies auxquelles elle participe sont tous bien loin de ses vêtements habituels. Pour la cérémonie d’ouverture, elle est vêtue, dans le roman, d’ « un simple justaucorps noir » qui la couvre du cou aux chevilles, de bottes en cuir montant jusqu’aux genoux et d’une cape inflammable ; dans le film, le justaucorps devient une combinaison en cuir digne d’une maîtresse SM. Pour l’interview télévisée, elle porte une robe complètement couverte de pierres précieuses réfléchissantes rouges, jaunes et blanches, formant des motifs de flammes ; Katniss commente : « je ne suis pas jolie. Je ne suis pas belle. Je suis aussi radieuse que le soleil. » Dans le film, il s’agit d’une robe longue, orange et sans manches.

Katniss opening
Katniss girl on fire

Avant d’entrer dans l’arène se déroule donc une phase d’exacerbation des différences physiques entre filles et garçons. Pourtant, tous les tributs sont mis sur un pied d’égalité lorsqu’il s’agit de faire leurs preuves devant les juges et se voient attribuer une note en fonction de leur performance, Katniss obtenant la note la plus élevée. Même la candidate la plus jeune et apparemment la plus inoffensive, Rue, obtient un 7 sur 12. De même, dans l’arène, il semble que tout le monde ait sa chance ; pourtant Katniss parie plutôt pour des garçons et pour les plus forts d’entre eux.

Katniss est cependant rappelée à sa « féminité » une fois sortie de l’arène. Elle est maintenue plusieurs jours endormie afin d’être soignée et nourrie ; elle découvre ensuite qu’il était question d’en profiter pour augmenter la taille de sa poitrine, ce contre quoi Haymitch, son mentor, a dû se battre.

Ce dernier lui révèle qu’elle se trouve dans un danger encore plus grand. Alors que les organisateurs des jeux voulaient qu’elle et Peeta s’entretuent, elle a eu l’idée de faire croire qu’ils allaient se suicider, ce qui n’aurait laissé aucun vainqueur. C’est grâce à ce stratagème que Peeta et elle sont couronné·e·s vainqueurs ensemble. Cependant, cela a déplu au président Snow, qui a interprété cela comme un geste de défi à l’égard du Capitole. Pour se sauver elle-même et sauver sa famille, Katniss doit faire croire que son geste était seulement dû à son amour pour Peeta, qu’elle n’était pas responsable de ses actions.

Comme toujours, cette stratégie dépend des apparences, et particulièrement des apparences physiques. Juste avant la cérémonie finale, alors qu’elle ne sait pas encore qu’elle est en danger, elle découvre la dernière robe que lui a préparée Cinna. Celle-ci est très différente des précédentes : c’est une robe jaune « sans prétention » (unassuming), rembourrée au niveau de la poitrine (compromis atteint après qu’Haymitch a refusé l’opération esthétique). Elle lui arrive aux genoux et Katniss porte des sandales en cuir plates. Cette robe continue le thème du feu, mais cette fois elle n’est plus flamboyante ni radieuse : elle brille comme « la lueur d’une bougie ». Ses cheveux sont détachés, retenus par un simple ruban. La robe est resserrée au niveau des côtes, non de la taille, ce qui annule en grande partie l’effet du rembourrage. Katniss commente : « J’ai l’air, tout simplement, d’une fille. Une petite fille. Quatorze ans maximum [elle en a 16]. Innocente. Inoffensive. […] C’est une apparence très calculée. »

Le fait que le film fasse l’impasse sur ces considérations et se contente de montrer Katniss dans sa robe de jeune fille est, à mon avis, une grande faiblesse.

Quand elle demande à Cinna des explications, il lui répond : « j’ai pensé que Peeta préfèrerait cela ». Ce n’est cependant pas d’un regard masculin amoureux qu’il est question. Katniss sait que Cinna ment :

    « Peeta ? Non, ça n’a rien à voir avec Peeta. Ça a à voir avec le Capitole, les Organisateurs des jeux et le public. Même si je ne comprends pas encore les intentions de Cinna, c’est un rappel que les jeux ne sont pas encore finis. Et derrière sa réponse anodine, je devine un avertissement. »

De sa performance devant les caméras de télévision dépend non seulement sa survie, mais aussi celle de sa mère, de sa sœur, de son ami Gale, des habitant·e·s de son district. Elle doit jouer un dernier rôle, celui de la jeune fille amoureuse, et la robe créée par Cinna fait partie intégrante de la performance. Elle comprend qu’il faut qu’elle ait l’air d’une « petite fille » (girlish), aussi innocente que possible. Dans le roman, elle s’assoit tout contre Peeta, presque sur ses genoux, puis, comprenant le regard d’Haymitch, retire ses sandales, met ses pieds sur la banquette et pose sa tête sur l’épaule de Peeta, qui l’entoure d’un bras. Lui porte un pantalon et de solides bottes noires ; Katniss pense :

      «je regrette que Cinna ne m’ait pas donné des vêtements similaires ; je me sens tellement vulnérable dans cette robe légère [

flimsy

     : léger, fragile]. Mais j’imagine que c’était l’idée. »

AC Husson

——————–


[1] L. Bereni, S. Chauvait, A. Jaunait, A. Revillard, Introduction aux études sur le genre, 2è édition revue et augmentée, Bruxelles, de Boeck, coll. « Ouvertures Politiques », 2012, p. 108. A propos de l’idée du genre comme « fait et refait » au quotidien, voir E. Goffman, L’Arrangement des sexes, Paris, La Dispute, 2002 et C. West, D. H. Zimmerman, « Faire le genre », Nouvelles Questions féministes, 28 (3), 2009. Le concept de « performance » de genre a été théorisé notamment par Judith Butler dans Trouble dans le genre, dans une perspective différente (Paris, La Découverte, 2006). (^)

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4 réflexions au sujet de « Jouer le jeu du genre: Katniss et les Hunger Games (2/2) »

  1. Tout aussi intéressant que le premier article. Merci !

    Une seule remarque :
    « On imagine que les concurrents masculins n’ont pas à passer par ce genre d’épreuves. »
    Il me semble (mais je dois relire le bouquin) qu’au contraire, les garçons aussi subissent le passage de l’épilation intégrale (ça m’avait assez surprise pour que je m’en rappelle) Mais je vais quand même vérifier 🙂

  2. Une journaliste a demandé à Jennifer Lawrence pourquoi elle n’avait pas perdu du poids pour interpréter Katniss décrite comme maigre dans le livre, elle a eu une super réponse : « Parce que je ne veux pas que des petites filles veuillent devenir maigres comme Katniss ! « 

  3. Excellent article, merci !
    Je confirme la remarque de Célia : je viens de lire le 2e tome, et il y est question de l’épilation des garçons.
    Je crois que j’ai apprécié ce livre et son adaptation, malgré leurs faiblesses scénaristiques, pour cette approche de la problématique de l’apparence. Et je remercie le directeur de casting de n’avoir pas choisi un squelette sur pattes pour jouer le rôle de Katniss !

    1. Ah oui ? C’est étrange, je n’en ai absolument pas souvenir… Mais peut-être y a-t-il une différence entre la version originale, et la version française ? Pour ma part, c’est la version française que j’ai lu.

      En tous cas, ces deux articles sont formidables ! Après avoir lu les trois tomes, je me demandais justement s’il existait une analyse de ce type, et je suis très contente d’être tombée sur celle-ci ! Y en aura-t-il pour les deux tomes suivants, qui sont certes différents mais que je trouve tout autant intéressants ? La présidente Coin semble en effet contrebalancer l’idée de pouvoir exclusivement incarnée par les hommes, par exemple. Et comme l’a dit une autre personne dans les commentaires, je pense que le personnage de Finnick Odair est également intéressant à analysé d’un point de vue du genre, d’autant qu’il est réellement utilisé par le capitole comme un objet de désir. Johanna me parait également intéressante. Il me semble qu’elle aussi présente des caractéristiques dites plutôt « masculines », comme lorsqu’elle affirme que les oiseaux de l’arène ne peuvent rien contre elle, elle parait féroce ne se laisse pas attendrir. E pourtant j’ai le sentiment qu’elle use de son image aussi. En fait, il y a vraiment beaucoup de personnages qui me paraissent importants à analyser, même Gale, et sa relation avec Katniss.

      Merci pour cette analyse !

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